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Mardi 21 mars 2006

(Indulgence requise pour ma 1ère vidéo...)


... Voici donc ces fameuses tâches de peintures " trottoiresques"



A l'entrée du bois, en haut de l'avenue du même nom, trois chemins se présentaient devant moi.
Je savais que l'allée de droite aboutissait à la Fontaine Sainte Marie; mais nous étions lundi et ..."la guinguette avait fermé ses volets..."
La voie du milieu avait l'air de monter assez rapidement vers Clamart.
J'allais opter pour celle de gauche mais je me souvins.... C'est cela, nous allons revisiter "les maisons du quartier de la rue des Châtaigniers".
Il suffit d'aller à travers bois entre l'allée de gauche et la rue de Rushmoor. Ainsi, nous pourrons longer l'arrière des maisons de  la rue des Fougères.
J'avais vraiment envie de quitter ces allées trop bien "tracées" par tous ces passages de VTT, ces coureurs du W.E. et maîtres à chienschiens...  Du Sauvage !!! Je veux de la jungle !!! Ben oui quoi, sinon pourquoi aller dans la forêt ?
Je louvoyai donc à travers bois (vents et marées?).  Le sol était surprenant. Après les pluies de la semaine dernière, la terre semblait perforées par une multitude de plombs ou de grêlons. Puis, le gel étant passé dessus, ce tapis craquait sous les pas. Les feuilles mortes et brindilles enrichissaient cette moquette sonore. On eut dit que mes pieds, confortablement installés dans leurs  « charentaises », mangeaient des « cracottes » ? Le luxe. Ohhh comme c'était bon ! Quoi que très proche de la civilisation, j'étais seule et dans les bois.
Cà y est, j'approche du mur...  Attention ! ... Vous êtes prêts ?... C'est parti :
Toutefois, je dois vous confier la raison pour laquelle  je tiens à  vous faire partager le plaisir que je vais revivre en revenant ici.
Ce coin de ville n'est pas un village, c'est tout simplement un endroit hors du réel, hors de la raison, presque virtuel, bref, tout ce qui me plaît pour une évasion totale.
On pourrait nommer ce "P'tit Paradis" : « Les Architectes font leur Théâtre ».  Ce n'est pas de l'évènementiel !  Cela vieillira-t-il vous demanderez-vous ? Et bien oui, je peux l'affirmer. J'ai connu quelques éléments de ce « décor » il y a 2 ou 3 ans. Il n'y avait que 4 maisons « hétéroclites ». Je peux constater qu'elles s'enrichissent davantage en participant à l'élaboration d'une sorte de fécondation commune, dans le même esprit et ...sans limites.
Le bois par lequel j'arrive, c'est l'arrière du décor, le « back stage ».
Envoyons les photos...


Pour le moment, j'approche du ravin qui borde le muret. Je suis pratiquement à la hauteur du haut des petites portes d'entrées (ou de secours?) que vous allez bientôt voir.


Comme vous pouvez vous en rendre compte, la pente est tellement raide que ce n'est pas un chemin mais plutôt un ravin.(Ouf !). Voici une photo qui vous montre un peu la perspective du terrain:.
























(En bas, cette petite tache claire, c'est la rue de Rushmoor (juste avant feu la porte Fleury). Comme vous le constatez, nous sommes presque au niveau de la terrasse.



Et de l'autre côté ...















Je monte, au niveau de la maison aux deux colonnes...








 


Cette porte est très intriguante à première vue.  En s'approchant, on découvre que les six pans s'ouvrent du centre à l'horizontal.  Voyez le moteur qui aide à la manoeuvre:

Le fait que cette porte ouvre sur la forêt et non pas un chemin, plus l'imagination du son que doit faire le mécanisme, je me plaîs à plonger dans le mystère...



Oh ! Comme c'est bête !
Une petite porte est ouverte !!!...
Mince alors !
Tant pis, j'y vais...
Je pointe le nez  pour tirer un coup de Canon...?
(Tu pointes ou tu tires ?)









 


Que vois-je


Surprenant ! Entre deux « monuments contemporains », cette vielle petite mémé(son). Qui a tellement de charme !




Elle semble tellement « chargée ». J'aime à supposer que nos architectes n'aient pu se résoudre à la détruire même pour gagner quelques mètres carré.
Je sais que la maison sur laquelle elle est « adossée » est celle de l'architecte d'au moins trois des maisons de cette rue. Je soupçonne fortement qu'il en ait comi d'autres situées dans ce même quartier.
Il a en effet «fait l'intro». Mais avant d'aller voir sa maison, puisque nous sommes à l'intérieur en "espion" jetons un oeil sur la maison aux colonnes:


La photo suivante n'est pas vraiment réussie mais c'est pour vous signaler que:
 Sous la terrasse, ily a un niveau  inférieur,
Et puis, on peut apercevoir les cheminées du toit de la toute première maison.
 



Et maintenant, voici donc la maison de l'architecte :






































Au dessus, un beau graffiti ...



...puis la fin du mur qui tourne à gauche en angle droit.
Dans cette direction, je supposais rejoindre la rue Schneider à Clamart par l'arrière.
Vous savez quand on va chez Isa, pour éviter la Place Marquis.
Sur la gauche, un grillage rouillé bordant une espèce de grand parc sauvage qui dévale.
 Il semble aboutir sur l'arrière d'une résidence ressemblant au Larris.
Et puis, comme c'est re-bête !!! ?
Un trou dans ce grillage!!!
La tentation est trop forte, quitte à remonter si je ne puis descendre...
J'y vais.

Je ne suis pas la seule à avoir eu cet envie.
Je suis un sentier clandestin et je me pose des questions
 Il reste des vestiges d'une sorte de « décadence » bourgeoise.
Pour exemple ce petit pont surplombant une ancienne descente d'eau à la manière des Constructions baroques des jeux d'eau.


Ce parc faisait peut-être parti d'un grand domaine qui justaposait l'Orphelinat.
Car, oui, nous sommes juste sur son flanc gauche.


"He ! mon p'tit Bernie", souvenirs-souvenirs !!!
J'ai pensé à toi, car j'étais dans un autre monde, le passé.
Et voyant ce bâtiment sur cet angle inconnu et pourtant si proche, j'ai revécu ce moment de ton passé.

Je redescendai le long du grillage de l'Orphelinat.


J'ai aterris (c'est le cas de le dire) à l'arrière d'un des bât. de la résidence de ??? (coté Clamart).
J'en suis sortie dans rue de Rushmoor.
A gauche, direction la porte de Fleury, et à quelques mètres, je reprenais encore sur la gauche pour monter cette fameuse rue des Châtaigniers.
Fameuse parce qu'Arp et sa femme, Sophie Teuber, sont venus y résider.
Cette maison et atelier a été construite sur les plans de cette dernière.
C'était en 1928-29. Mais ils habitaitent dans le coin depuis 1926 (merci Rodin).
La construction  n'est pas élégante à cause de la « robustesse » de ses matériaux : Meulière et béton brut.







Il est très émouvant de penser que de grands créateurs ont foulé ce sol en venant visiter les Arp. (Notamment Max Ernst et bien d'autres "collègues dadaïstes et surréalistes.)

"He ! Gin'", va donc savoir si Mondrian n'est pas passé par là ? C'est tout à fait plausible puisque Théo Van Doesburg etait un ami des Arp, qu'il est venu s'installer à Meudon en 1928 près de chez eux, et qu'il était surtout un très grand ami de Mondrian. Au fait, la femme de Van Doesburg (Nelly van Moorsel) a également collaboré à la construction de leur maison, vous savez, celle de la rue Charles Infroit, sur la gauche en montant. Ah, ces femmes d'artistes !!!

Bon, j'arrête dans mon délire. Mais si vous le voulez, je pourrais ultérieurement revenir sur les anciennes célébrités et leurs demeures de Meudon. Il y a de la matière !!! J'attends vos ordres !?!?

Bon je continue à grimper la rue des Châtaigniers (et grimper est un moindre mot !!!) pour arriver sur le devant de nos fameuses maisons.

Plus haut, sur la gauche, un "collé-monté" sur un ancien hôtel particulier.


La photo n'est pas très explicite (j'avais négligé de prendre mon «bâton téléscopique»).

Je vous explique: un mélange de pavés de verre, et métaux brunis. Le tout accolé à l'ancienne construction restaurée que l'on peut apercevoir sur la gauche de la photo. Je pense que cette ensemble habrite une partie professionnelle et une partie habitation.

J'espère que vous avez à peu près compris la topo du coin. La rue des châtaigniers fait une boucle en épingle sur la droite en devenant la rue des Fougères  puis  encore sur sa droite, dernier côté d'un triangle, la rue du Cèdre.

La dernière maison en haut sur la gauche :


Mélange de briques, charpentes en poutres métalliques peintes, et bois.
Ce côté épuré est plutôt japonisant.
Je vous laisse imaginer les terrases donnant sur le parc que j'ai jouissivement emprunté tout à l'heure.
La façade est plus attractive à l'arrière.


En face, la maison qui est fait l'angle emprunte également une forme pointue.

Arrondie, galbée côté rue des Châtaigniers...

... Grandes ouvertures côté « pointe »  ainsi que sur son flan rue des Fougères.

Les photos ne représentent pas les vraies couleurs.
Le gris est beaucoup plus foncé, et le rouge grenas plus violent.
L'ensemble est vraiment une réussite.

 Maintenant, nous arrivons sur les façades des maisons dont nous avons « volé » l'arrière.
Je vous ai « mitonné » un petit panorama :

A gauche, la maison de l'architecte, la maison de Mémé, Une maison (à suivre...) et à droite la maison grise.

Vous pouvez déja voir que nous passons vers une ambiance beaucoup plus exubérante, plus festive, plus théâtrale.

La maison de l'architecte, et Mémé.



On y a privilégié la transparence. Toute la maison est en verre. Mais ce p'tit côté "maison"  de E.T. en suspension au centre de la façade, casse le sens banal des structures en verre trop vulgarisées par les sites professionnelles.

Et puis, vous remarquerez que le muret est habilement écroulé laissant voir un bassin d'eau où quelques poissons rouges sont résidents. On a l'impression qu'ils sont là un peu pour les passants. Merci.

A droite, la fameuse « maison de mémé » qui, elle, a gardé son mur délicieusement banlieusard et qui représente un peu la mémoire de ces lieux...

Ce qui fait vraiment « tache » ce sont ces compteurs qui semblent de véritables panneaux publicitaires de la laideur. Nous avionsdéja les inévitables fils électriques quand nous levons les yeux, et maintenant, en les baissant...  Bref, on ne peut pas les rater ! Surtout en blanc ! Le pire, est que nous nous y sommes habitués! Mais maintenant que j'ai soulevé ce problème, vous n'allez voir que cela sur les prochaines photos. Une forme de pollution ?


Après Mémé, une autre scène...


On devine aisément que tout est greffé sur une ancienne maison en meulière similaire aux maisons des alentours.

Le "magicien" a ajouté des pavés en verre, un toit en zing, ...  Il a secouer le tout, et ce fut le chaos.


L'arche a chu au sol ( il faut le prononcer !)...














... La porte est suspendue dans le vide...



On retrouve le muret savament écroulé, mais les compteurs n'ont pas bougé...


Quelques maisons classiques suivent...


 






J'ouvre une parenthèse, regardez plutôt ce qui se passe dans la partie que j'ai agrandie, en bleu...



La coupole de l'Observatoire et en fin de restauration. C'est assez touchant de penser que nous l'avions toujours connue « malachitée » (mais pas mieux condamnée pour autant...). J'espère que les restaurateurs auront mis du vernis afin que nous puissions profiter longtemps de cette magnifique coupole cuivrée. Paradoxe : avoir connu la maléchite avant le cuivre pure. "Tout est inversé ma pauv' dame."

Maintenant, descendons vers le toit rose pour la scène suivante...






























Un p'tit bonjour au passage...



Et voici la merveille :


Nous sommes dans l'imaginaire total.
Un véritable conte.
Une fois de plus l'architecte s'est amusé à défier tout les principes de « bases ».















Exemples ces bacs à fleurs semblables à de gros cubes qui jouent...
...cette fenêtre...


Et puis, cette porte ouverte en trompe l'oeil, l'escalier qui s'arrête dans le vide et qui semble demander le secours de marches de provisoires en ciment.



Cette habitation est celle qui nous transporte vraiment dans un autre monde.


Enfin, dernière scène avant le tombé de rideau







Matériaux : métal rouillé et verre. Le galbe dissimule gracieusement l'agressivité de la rouille. Cela réchauffe l'ensemble. 











L'architecte raconte que cet apparent bunker (coté rue) est la commande d'un agent double.
Est-ce vrai ? Peu importe, je me complais  à le croire.






Cette demeure a également une double personnalité : coté rue, coté jardin. En effet, l'arrière est entièrement vitré avec un immense espace en duplex.

OUF ! C'EST FINI !
Toutefois, il n'y a pas de bon spectacle sans rappel,
Alors, je vous propose un p'tit "devant-derrière":



La maison de" l'espion"























La maison du conte...























La maison du chaos...





















...Et la maison de l'architecte






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PS: J'oubliais, le nombre du jour est :  4,98

Par Tâtiiiiiiiii - Publié dans : Architecture
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